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La
fée électricité |
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- 1855. Le Maire doit prendre un arrêté concernant la vente de bougies et chandelles. - 1882. Une entretprise de Lyon installe 18 réverbères sur des consoles pour un éclairage à l'huile de colza (on préfère l'huile de colza à celle de schiste inexplosible et au pétrole). Des rues restaient dans le noir. Les rares promeneurs se repéraient aux fenêtres qui dispensaient la lumière pâlote des feux de cheminée, quinquets, lampes à pétroles... |
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| L'allumeur, en l'occurence le garde-champêtre, passait le torchon sur les vitres, approvisionnait en liquide, vérifiait les mèches, dégelait par grand froid... Toutes ces opérations pour une clarté insuffisante. | ||||||||||
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On est encore loin du lumendar, cet oeil, qui selon la luminosité du ciel, déclenche l'éclairage public. Toutefois, par souci d'économie, ces vieilles consoles seront réutilisées pour recevoir l,es abat-jours en tôle et les lampes suspendues aux fils. |
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- 1903. Un constructeur électricien de Montpellier propose d'établir un service d'éclairage à l'électricité à l'usage du public et des particuliers. Le Conseil, présidé par Antoine Coulougnon, donne son adhésion jusqu'en 1904. Ce projet n'a pas abouti, on peut supposer que ce constructeur n'a pu tirer les grosses lignes jusqu'au village, ceci étant l'affaire des grandes compagnies. - 1914-1918. Une procession de femmes, une lanterne de charrette à la main, se dirigeait tous les soirs vers la grille de la poste pour attendre les nouvelles des tranchées. - 1921. Le Conseil Municipal prend une délibération très importante. Il vote le projet de distribution d'énergie électrique et se lie par contrat à la Compagnie Sud Electrique pour une somme à emprunter de 70.000 F correspondant à la ligne haute tension, plus 5.000 F pour le transformateur et l'installation de poteaux, consoles et lampes. |
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A partir de cette date, la vie va changer à Saint-Geniès-des-Mourgues. Une grosse pompe électrique palliera au manque de vent et aux défaillances des moteurs à combustion et remplira en permanence le réservoir communal (cf B.M. n° 11). Une "usine élévatoire d'eau" pour le sulfatage se dressera à la Fontaine de Radier. En 1927, on rasetera la première course de nuit. Au fil du temps, on ajoutera des poteaux et des consoles. Au fil du temps, la Compagnie Sud Electrique actualisera ses tarifs. |
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- 1930. 4130 m de ligne et 54 supports éclairaient le village et fournissaient l'électricité aux habitants à des tarifs variables selon les immeubles, cafés, magasins, appartements et selon l'usage: éclairage, domestique, agricole, pompage, etc... Les 850 St-Geniérois n'avaient pas tous le courant, car certains étaient trop excentrés, d'autres trouvaient les tarifs trop onéreux. - 1940. Vint la guerre et l'on mit en service un éclairage d'alerte et un éclairage de défense passive. Sud Electricité dut démonter des lignes pour récupérer 90 kg de cuivre réquisitionnés sur St-Geniès. Pendant quelques années encore, la Commune subit des coupures et des délestages en raison de la pénurie d'énergie. -1951. Les beaux jours sont revenus, et comme un symbole on fixe des cadrans lumineux à l'horloge. Selon les demandes, on électrifie les mas, les masets, les carrières, les écarts tels Louis Bastide. L'éphémère Syndicat d'Electrification Valergues, Castries, St-Geniès est dissous par défection de Valergues. Les dossiers sont confiés aux Ponts et Chaussées. L'E.D.F. implante d'énormes poteaux pour la ligne de 150.000 volts qui rapportent 36.225 F/an ce qui fit suggérer à un conseiller humoriste que l'on plantât un champ de pylones à la Roumanière. |
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Dans tous les cas, des fourreaux sont posés en attente (comme dans la rue de l'Egalité et la rue de la Promenade). - Plus, des modifications apportées aux réseaux HT A - BT des postes Bérange et Maset : dépose d'une partie du réseau d'HT A et des postes sus-cités; implantation d'un nouveau poste moins voyant. Dans une première phase, le poste Tour des Masets désaffecté servira de support. pour fournir le courant aux entreprises de taille de pierre voisines. Dans une deuxième phase, plus lointaine, le poste tour sera détruit. Le futur entrera dans le nouveau siècle avec des nouvelles techniques. Formons l'espoir qu'elles ne dégradent pas notre environnement La magie de l'électricité n'a pas fini de nous étonner mais les fées ont un carrosse qu'il faut entretenir. |
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| Sources Bulletin Municipal d'Informations - 1995. | ||||||||||
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