 |
Reganhat |
Reganhat |
Le
circuit pédestre
(en cours) |
|
|
| Le
temps passe ; la grosse cloche sonne à toute volée la libération.
Il faut reconstruire et construire. La pénurie de charbon et de
fer donne au Maravel 25 ans de prospérité. C'est l'époque
de l'extensions des carreaux (lieu d'extraction). L'escoude rentrera bientôt
au musée, on achète des marteaux piqueurs. En 1947, Eugène
Jeanjean et Louis Cathebras s'échinent sur les crocodiles à
la gare de Nîmes bombardée. Début des années
50, l'industrie se met en place. Tronçonneuse PPK, haveuse, scie
Perrier, Bicyclettes. Plus de carrier, mais un comptable, un mécano-électricien,
un tireur de niveau, des poseurs de voies, des grutiers. |
|
|
| Les
hommes ne fréquentent plus la cabane ; certains ne se voient pas
à cause des postes ; on se rencontre au bureau les jours de paie.
Le matériel, si ce n'est sa capacité de production, laisse
indifférent ; on n'affûte plus à l'œil les dents
de scie ; on les remplace ; on les appelle : mécanindus. Reste
Reganhat endormi, immuable dans le temps avec ses paysages insolites qui
ont valeur de témoignage du passé. Reste Reganhat, où
l'on entend, si l'on écoute bien, parler les pierres. |
|
|
|
Rédaction
: André Delon |
|