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Reganhat |
Reganhat |
Le
circuit pédestre
(en cours) |
| Rôle en
poche, le carrier choisit une surface ou un trou abandonné. Ses
recherches le portent prés d'un chemin ; le raparas (terre et mauvaises
pierres) ne doit pas avoir d'épaisseur ; la pierre doit être
tendre, sans poils (faille en argile), sans cordes( pierre très
dure). Hache, pioche, pelle, masse, brouette ou embalàs (bard) déblaient les rebuts. On ne récupère que les pierres de cascades pour agrémenter son devant de porte. Le carrier prend l'escoude du père, récemment affûtée par le forgeron Fuzillet. Cet outil est particulier à la région. Il est trapézoïdal avec des extrémités en formes de croissants de lune taillés en biseau et aux pointes acérées |
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| Le carrier tire un enclos en brisant la pierre. Il marque les dimensions de la menuisaia (petites pieces) avec un escandil (gabarit en bois). Il trace des saignées " sans sifflet " qui forment les parements et les cantels (petite surface du parallélépipède). Reste à décoller la pierre avec un lourd picou et attention à ne pas faire une bofa ou un pansanel (angle cassé) |
| Avec son taillant, le carrier ôte les irrégularités du lit et parfois fignole un parement avec un chemin de fer. |
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| Il ne lui reste plus qu'à gerber et attendre la charrette du client. Les clients s'appelaient : propriétaires du bas pays, maçons ou plus fréquemment maîtres carriers qui faisaient affaires les Lundi et Mardi aux marchés aux vins de Nîmes et Montpellier. En 1901 leur charrette cheminait sur des ornières porteuses et, de trou en trou, se remplissait de cairons. Un homme dans la force de l'âge, sans ménager so n temps ni sa peine, arrivait à sortir du banc 20 à 25 cairons par jour . Il gagnait 3 à 4 francs ; le salaire agricole était de 2 francs. |
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