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Le raset |
Le raset est libre : chaque raseteur
a un raset propre à sa personne (taille, vitesse, saut, moral,
etc…et qu’il adapte au taureau, à l’arène,
à toutes circonstances environnantes.
Il est cependant préférable
que le taureau vienne au raset en abaissant la tête devant l’homme
avec un mouvement horizontal.
Le raset se décompose en cinq
temps :
- le cite, l’appel par le geste, la voix ;
- la course à la rencontre de la bête ;
- la pose du crochet sur l’attribut (cocarda, aglan, feissello)
;
- la sortie de la tête du taureau ;
- la courses vers la barrière (barricada).
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LES RASETS |
1° - raset à blanc : pour
tester le taureau ou le dégager d’un coin (cantoun)
2° rasets nobles :
° raset de face : de grande qualité,
qui demande du courage. Le raseteur embrasse (abraça) la
tête du taureau et enlève l’attribut de la tête
opposée. Le taureau se livre à fond.
° raset mi-devant : le plus courant ; le taureau fait avec la
barricade un angle d’environ 40°.
° raset cul à la planche : le taureau est tanqué
(tancat) et prend réserve contre la barricade. Il maîtrise
(mestreje). C’est la position des grands cocardiers. Ce raset
exige sang froid et vista.
° raset de style : le raseteur dessine de grandes arabesques
en courant vers le taureau.
° raset tête à la planche : plus rare ; le tourneur
attire l’attention du taureau, le raseteur part en ligne droite
ou enroule le taureau. En pivotant, le taureau prend du retard sur
l’homme.
° raset pied de poule : il se pratique à trois ; un tourneur
place, un raseteur passe à blanc, un autre exécute
la reprise. Ce raset est réservé aux cocardiers très
dangereux.
° raset et reprise : les rasets s’enchaînent droite-gauche
et vice-versa ; le taureau s’arrête à peine pour
prendre le raset suivant. C’st la bourre (bourrar = travailler
rudement).
° raset vire-vire : (virar = tourner). C’est la grande
bourre où le taureau n’arrête pas ; le plus souvent,
il y à bourre lorsque les tours de ficelle sont desmarmalhats
(découpés, démêlés).
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3° rasets dits de caraque (caraco)
:
° rasets à l’envers
(de revès) : la bête est surprise par le raseteur qui
court entre la barricade et le taureau.
° raset de coupe : le raseteur profite d’un déplacement
du taureau et coupe sa trajectoire en allant de la tête à
la queue.
° raset d’anticipation : le raseteur double le taureau
comme une automobile en double une autre.
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4° - rasets stéréotypés
des écoles taurines dont le style uniforme peut disparaître
avec la maturité des raseteurs et l’affrontement de taureau
en pointes.
5° - la vole – faire la vole
(volar = courir vite) ; le raseteur peut partir bredouille, à
moins qu’il ne marche au « fade » en partageant
les primes.
En 20 ans, le raset a évolué avec la conformité
des pistes et la règlementation de la FFCC . Certains, avec
la nostalgie d’un passé que l’on embellit, regrettent
le temps de la course libre, génératrice de spontanéité
et d’imprévus qui en faisait son charme. D’autres
acceptent les règlements qui limitent le nombre de raseteurs
et tourneurs pour protéger le taureau.
Il en est d’autres qui souhaitent d’autres déroulements
des courses par exemple en prenant successivement les attributs que
les raseteurs enlèveraient dans un ordre établi.
Il en est aussi qui pensent que la chasse aux points pour les nombreux
trophées taurins nuit parfois à l’art du raset.
Il en va ainsi des choses de la bouvine.
Il reste que l’homme de bouvine prend plaisir à une attaque
frontale franche, loyale, de face avec comme final les cornes pointées
au dessus des planches, pattes sur le marchepied. Carmen !
(Source : bulletin municipal juillet
1997)
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