Accueil
L'Actu s' affiche
Communiqués
Artisans - Commerces - Professions Libérales
Service Médical
Sortir
Partenaires
Liens
Bouvine et Saint Geniès
Course Camarguaise retour
Course Camarguaise début
Fêtes Votives
Club Taurin
« Le Trident »
Taureau à la corde
Abrivado
Bandido
Courses
Manade
Yves & Anne Janin
Glossaire
Liens
Précédant la course, véritable introduction à celle-ci se déroule l’abrivado c’est à dire l’amenée des taureaux aux arènes L’abrivado est l’accompagnement des taureaux des prés aux arènes. Ce « convoyage » se fait sur un rythme accéléré. Aujourd’hui l’abrivado fait partie du spectacle donné en ouverture d’une journée de course camarguaise. Les animaux employés à cette occasion sont des animaux spécialisés dans cette tâche. L’accompagnement se déroule de l’entrée du village aux arènes).. Les gardians à cheval encerclent les taureaux (qui sont de 4 à 6), le groupe compact se déplace en principe des pacages aux torils des arènes. Aujourd’hui les déplacements se font en camion, les taureaux qui participent à l’abrivado ne sont pas ceux qui participent à la course mais des taureaux spécialisés dans cet exercice.
A Saint Geniès la tradition veut que le départ ait lieu au Pont de l’autoroute dit :"… ", l’arrivée dans un char, Avenue de Montpellier à la hauteur des arènes.
En ouverture de la course, au cours de la cérémonie de la capelado ( défilé et salut des razeteurs à la présidence de course et au public, avant la course ) sont présentés les razeteurs et tourneurs en tenues blanches et gardians à cheval. Ceux-ci défilent aux accents de la musique de Bizet.
La course commence par une 1ère sonnerie (longue) qui annonce l'entrée du taureau dans l'arène vide. le taureau (bioù) sort du toril et cherche "son camp", un endroit dans le plan où il pourra se défendre (généralement un angle).Pendant une minute il en prend possession. La présidence* annonce: le nom du taureau (s'il en a un), le nom de la manade et les primes des attributs* (cocardes-glands). Lors d'un concours de manades, le cocardier* (ou la vache cocardière) porte parfois la devise (couleurs de la manade accrochées sur le garrot) (non primé).
La seconde sonnerie (courte) invite les raseteurs et les tourneurs à provoquer le bioù par des gestes et par la voix, pour bien le "placer" et préparer une course favorable au razeteur (préparation du raset), le tourneur, un ancien razeteur, attire l'attention du taureau le razeteur se met en position démarre sa course et déclenche la charge du taureau. Le taureau et le razeteur se croisent, c'est la rencontre, le razet: avec son crochet, le razeteur essaie d'enlever un attribut (la cocarde d'abord, puis les glands, et enfin la 1ère et la deuxième ficelle).
Après l‘action fuite de l'homme au-dessus des barrières. Le bon cocardier le poursuit jusqu'à taper contre l'obstacle: c'est le coup de barrière, salué par la musique CARMEN (l'ouverture).
Le taureau reste au maximum 15 minutes en piste. Une 3ème sonnerie indique le retour du taureau au Toril dès qu'il a été dépouillé ou non de tous ses attributs ou dès qu'il a couru "son quart d'heure".
Le taureau refuse de renter au Toril: on fait sortir le simbeù (bœuf conducteur de la manade avec une cloche au cou), en général le cocardier le rejoint et rentre aussitôt avec lui. Si le taureau ne suit pas le simbeù, un gardian vient le menacer avec le fer (le trident).
Au départ le montant de la prime est le même pour chaque attribut. Les augmentations de la direction et des divers sponsors au cours de la course peuvent faire monter celle ci jusqu'à 500, 1000 ou même 2500 FF. Les annonces permanentes, enchères mettant en scène les acteurs de la vie économique et politique locale (le boucher, le cafetier, le maire, etc.).du genre "Café de France, 10 Francs de plus" ou "La direction porte la première ficelle à 500 FF" ainsi que des extraits musicaux de Carmen à l'occasion d'une action particulièrement réussie, créent l'ambiance sonore de ces agréables et passionnantes après-midi sous le soleil méditerranéen.
En conclusion, sont remis les trophées gagnés par les razeteurs par les notables accompagnés de jeunes femmes en tenues provençales traditionnelles.
Succédant à la course, un retour des bêtes aux près est organisé, la bandido ( est le retour des taureaux aux prés. La manade victorieuse ramène les taureaux. C’est aujourd’hui une occasion de parade. Les animaux utilisés à cette occasion sont également des animaux spécialisés), les gardians raccompagnent les taureaux selon le principe de l’abrivado.
La course camarguaise est suivie d’une bandido, sorte d’abrivado à l’envers où les gardians raccompagnent les taureaux aux prés, autre occasion de faire participer le village puisque la bandido se déroule dans les rues et que les jeunes, les « attrapayres », peuvent la perturber.
W'Hebdo Saint Geniès des Mourgues © nous écrire