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Manade
Yves et Anne Janin |
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Cette activité gardiane ne lui suffisait pas, il lui fallait beaucoup plus, c'est-à-dire des taureaux; elle était véritablement un début, bien qu'elle fut celle de Janin durant une vingtaine d'années. Le grand départ, il leprend en 1970 et cela se passe au Mas de Roux à Lansargues, Janin devient enfin propriétaire de quelques taureaux. |
| Pour
les faire paître, il les laisse sur les terres de ce mas, avec celles
de Paul Laurent. Il a ainsi a grande satisfaction de faire ses débuts
de manadier, qu'il parachève rapidement en faisant de nouveaux
achats et en s'installant, en 1972, au quartier du Vallat à 5t
Hilaire de Beauvoir et à Saussines. Lors du démembrement de la manade de Mejeannes, en octobre 1971, il achète quelques vaches (on sait que les cocardiers sont allés chez Niquet). Quelques semaines après, il agrandit sa manade en faisant d'autres acquisitions, chez le comte de Pastré, à Paul et Henri Laurent, à Denis Colomb de Daunant, à Régis Chauvet. Les ans septante sont bien pour Janin l'essor attendu, mais aussi celui du travail, car tout est à faire au quartier du Vallat, les clôtures, le bouvau, les différents clos, des abris, la cabane. Le travail de sélection commence aussitôt et en raison d'une vieille amitié, un étalon lui est prêté par Henri Aubanel. Il le gardera deux années. Nous sommes en 1975 et il est sans doute prématuré de donner des résultats définitifs; d'ailleurs, en matière d'élevage, le définitif ne peut être. Toutefois, on peut voir dominer, chez les pensionnaires de Janin, d'une part, le caractère des taureaux du Marquis de Baroncelli et d'autre part, celui des taureaux de Laurent à l'embannage bien net. Notre jeune manadier dispose de deux ténements différents bien que voisins sur lesquels il peut conduire ses bêtes pour les changer de pâturage. Nous avons assisté à l'arribage et ainsi constaté la vigueur aussi bien des anoubles et doublens que des adultes. Au domaine du Vallat, l'air est bon. Yves Janin destine ses taureaux à la course camarguaise. Il est décidé à y venir très vite et à y prendre une place honorable. Mais, en fait, ne l'a-t-il pas déjà fait? Les aficiounados connaissent quelques uns de ses cocardiers qui ne manqueront pas d'aller de l'avant, au firmament des courses. |
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