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Manade
Yves et Anne Janin |
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Avec la manade Yves JANIN, nous atteignons, à quelques lieues près, les limites nord-ouest de la petite Camargue. St Geniès-des-Mourgues où la famille Janin est installée, est un gros village qui domine la plaine du vignoble languedocien et qui possède des arènes bien exposées où les aficiounados ne manquent pas de se donner rendez-vous la saison durant. . |
| Le
Saint patron Geniès ne doit pas être confondu avec St Géniès,
évêque de Clermont, pas plus qu'avec Géniès,
cet acteur Romain, qui, jouant le rôle d'un chrétien, se
convertit, ce qui le conduisit au supplice. Notre Geniès n'échappe
pas mieux au martyrologue. C'était un scribe arlaten qui refusa
de coucher sur les tablettes romaines les noms de ceux qui devaient être
désignés pour aller mourir dans les arènes. Ce refus
le condamnait. Arrêté au pont de Trinquetaille, il fut martyrisé
et décapité sur place. Des religieuses choisirent St Geniès pour patron et se fixèrent en notre village où elles ne furent pas oubliées, puisqu'elles figurent désormais dans son nom. St Geniès est représenté dans les armoiries, avec sa crosse grise. Tout ceci est un peu long, sans doute, mais nous explique le choix du gris comme couleur centrale de la devise Yves Janin. Les deux autres couleurs bleu et blanc, se rapportent encore au village puisqu'elles sont celles de Gondrand, un de ses seigneurs. |
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| A
Saint-Geniès-des-Mourgues, la bouvine est une affaire sérieuse
et nombreux sont ceux qui s'intéressent au taureau camarguais,
ainsi qu'aux chevaux. A quelques kilomètres de St-Geniès-des-Mourgues, on rencontre St Just, c'est-à-dire Arnaud, Raynaud. Un peu plus loin, le Caylar garde la plaine mais surtout la demeure de Granon. Les Janin se rendaient au sein de ces vieilles manades à l'aide de la carriole, derrière laquelle étaient attachés les chevaux de selle, ce sont là de vieux souvenirs. Yves Janin à son tour s'éprend, de bouvine. C'est ainsi qu'il ne manquait aucune course et de plus, montait à cheval à toutes occasions. II était passé maître en la matière. Avec un tel père, il était impossible que le fils Yves dégénère. Il ne sait à quel moment de sa vie la passion des taureaux et des chevaux s'empara de lui: de là à dire qu'elle est innée, le pas est vite fait. Son premier cheval, un magnifique Camargue, il l'achète en 1948. Il montait au moindre de ses loisirs. En 1950, il entrait dans l'équipe des gardians amateurs de la Manade du Languedoc. Ce n'était pas un aboutissement, mais tout au contraire un début dans l'art du gardiannage, art difficile et dur. Ses autres exercices étaient les abrivados, notamment celles entreprises par Zuccarelli. |
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Saint Geniès des Mourgues © nous
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