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Tino
: la sculpture égoïste |
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| Pour Tino, un désir
est encore à réaliser : dessiner une rose du jardin de
ses parents, en Sardaigne; là où les formes des rochers,
les matériaux trouvés sur les chemins sollicitaient déjà
son sens de l’observation et son imagination. Aujourd’hui cette imagination « voit » ce qu’elle va tirer du matériau qui se présente ( que ce soit du bois, du marbre, de la terre, de la pierre, du fer… peu importe) et sert ce plaisir pur de créer de ses mains la forme envisagée. |
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| Mais il reconnaît que sa création n’est pas totalement vierge, influencée par ses rencontres africaines, amérindiennes, italiennes… Sa technique s’adapte au matériau qui l’inspire sur le moment, quitte à décliner la même œuvre sur pierre, bois, marbre. Il se prétend figuratif, mais il se laisse aller à dériver dans l’abstrait (ah, ce torse de femme !). Pour l’énerver, dites-lui que la terre, c’est du modelage ; qu’il y a les matériaux nobles et les autres… ou pire : traitez-le d’artiste. Non, artisan qui s’exprime avec les mains, acte gratuit qui n’a d’autre finalité que la fierté d’avoir concrétisé son imaginaire. Ce qu’il créé n’a pas d’autre valeur ; et fini, « l’objet » est abandonné à sa vie propre, Tino est déjà en quête du morceau de pierre, du bout de bois, de la chute de marbre, de l’étincelle qui enflammera à nouveau son imaginaire. |
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