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Jean Joseph JEANJEAN : la sculpture, sillon d’une vie
Saint Geniès d'Art
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      Jean Joseph JEANJEAN : la sculpture, sillon d’une vie

Une vie professionnelle bien remplie, mais une vie personnelle entièrement sous tendue par l’art, la sculpture et le portrait.

Dès ses premiers souvenirs, Jean Joseph se rappelle dessiner dès qu’il avait un moment de libre. Et au début de ce siècle il y en avait peu car à St Geniès la vigne était tout ou presque ; et son père vigneron et un peu carrier l’a vite mis au travail de la vigne après le certificat d’études.

Mais vers 15 ans, une visite du médecin de famille au foyer décide du sillon qui sera toujours droit.
Arrêté à la vue d’un tableau au mur de la cuisine :
- qui a fait çà ?
- c’est mon fils Jean Joseph.
- alors, il ne faut pas le laisser à la vigne, envoyez le à l’Ecole des Beaux Arts !


GITANE (1932)
Ebauche – travail d’élève aux Beaux Arts de Montpellier

MARIANNE (1945)- maquette
Réalisée pour la mairie de St Geniès des Mourgues

Paroles de docteur s’imposent, et à 17 ans les Beaux Arts de Montpellier l’accueille, puis pour deux années de plus les Arts décoratifs de Paris ; grâce au sacrifice de ses parents.
Pour gagner un peu d’argent et se débrouiller seul, il multiplie les portraits sculptés moyennant finances, et en expose au Salon des Artistes.

La guerre arrivée, il est mobilisé mais surtout vite repéré comme sculpteur et invité à réaliser des portraits en pierre d’officiers. Son capitaine lui accordera même une permission spéciale pour porter son buste à sa propre femme.

Démobilisé, il rejoint Reims où il a des connaissances, enfin une surtout qui lui est chère et dont le père est marbrier. Ce futur beau-père s’inquiète de l’avenir de son protégé : Que compte-tu faire ? Heu…Alors aides moi !

Et voilà l’artiste épousant la fille et le métier de marbrier-ornementaliste qui lui permet d’approfondir sa maîtrise de la gravure sur pierre et la sculpture ornementale.
A tel point qu’en 1947, il remporte coup sur coup deux concours pour la réalisation du monument aux morts de la résistance de la ville de Reims. Mais des contraintes budgétaires ne permettront pas sa réalisation.


MONUMENT AUX MORTS (1947)
Maquette retenue sur concours par la ville de Reims


SAINT SEBASTIEN (1960)
Plâtre patiné vieux bronze. Réalisé en quatre exemplaires
pour la Compagnie d’Arc de Reims.

Mais le métier est très dur et devenu physiquement impossible. Un architecte rémois recherche un assistant. Pourquoi pas ? Que savez-vous faire ? Rien ! Alors je vous prends pour un essai de 15 jours ! Il y restera 26 ans jusqu’à sa retraite…

Malgré le tracé hasardeux de sa vie professionnelle, pour Jean Joseph le sillon de sa passion reste droit et les œuvres fleurissent régulièrement.

Ainsi, parmi elles…


BAS RELIEF ASSYRIEN (1969)
Préparation en terre glaise + coulage en bronze massif


PLONGEON (1997)
Bois d’olivier


ARC (1977)
Taille directe sur ardoise


BAIN DE SOLEIL (1996)
Dédiée à sa femme. Argile sèche non cuite


ENVOL (2002)
Pierre de St Geniès des Mourgues


BOUQUET (2003)
Pierre de St Geniès des Mourgues


LE SARMENT (2004)
Don à la Cave Coopérative de St Geniès des Mourgues.

Croix du Languedoc en chaîne de bicyclette et boules en argile séchée, feuilles en plaque de plomb et sarment naturel.

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