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Monnaies
françaises |
Les monnaies françaises avant 1789 : Picton (en Gaule), Denier, Saiga (unité monétaire des Francs), Sous,Trien, Livre, Gros Denier, Agnels d'or (sous Saint Louis), Marc, Écus, Louis, Franc (dés 1575), Lis (sous Louis XIV), Noailles (sous Louis XV), Croix de Malte, Mirliton, Billon, Liard, Patard... |
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Les deux faces de la première pièce de monnaie française frappée avec une légende en français. Elle a été frappée dans le royaume de Naples, à Aquila, pendant que Charles VIII en était le maître. Face : écusson aux armes de France surmonté d'une couronne royale. Revers : armoiries de la ville d'Aquila . |
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Le mois de février 2002, restera une date importante dans l'histoire des monnaies... Tout au long de ces 203 dernières années bien des modifications importantes ont pu être constatées, elles sont évoquées en détails dans l'ouvrage publié en 1972 par la Bibliothèque des Arts : Monnaies modernes de 1789 à nos jours. |
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| 1789 A la veille de la Révolution, la France avait des monnaies en abondance... La plus grande partie des pièces de monnaies était thésaurisée par peur de l'inflation. Le moyen monétaire le plus abondant en 1789 était le « billet d'escompte », monnaie de papier que Louis XVI avait autorisé en 1788. Ce billet, avait été décidé comme mesure temporaire, il était convertible pendant une année. Mais l'échéance fut prorogée, car les difficultés économiques subsistaient. |
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| En août 1789 le pouvoir fut transféré à l'Assemblée nationale. L'une de ses premières décisions fut l'émission de l'assignat : bon d'État qui, théoriquement, était gagé par les propriétés confisquées. En avril 1789, l'assignat et les billets d'escompte furent réunis pour ne faire qu'un : "l'assignat monnaie". Ce nouveau billet constitua alors l'essentiel des moyens monétaires. |
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1791 En janvier 1791, l'Assemblée vota une loi établissant le nouveau système monétaire : les dénominations ne furent pas fondamentalement modifiées : les petites pièces d'argent étaient maintenant de 20 et de 15 sols, au lieu de 24 et 12 sols... |
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Écus de 6 livres, Monnaie de Paris |
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| Les modèles des pièces furent choisis à la suite d'un concours dont le jury fut l'Académie de sculpture et de peinture. Les légendes, choisies par l'Assemblée, reflétaient les changements apportés par la Révolution : Louis XVI n'était plus : " Roi de France par la Grâce de Dieu ", mais " Roi des Français". Au revers des pièces de cuivre, on lisait: " La Nation, la Loi, le Roi ". Le modèle qui l'emporta pour les pièces d'or et d'argent, uvre d'Augustin Dupré, était également riche de propagande révolutionnaire : " Le Génie de la France ", un personnage ailé, debout devant un autel, gravant le mot « Constitution » sur des tables; au-dessous, un coq, symbole de la vigilance. |
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1792 Les premières monnaies constitutionnelles furent émises en 1791, en même temps que les pièces de l'Ancien Régime. Comme les nouveaux coins n'étaient pas prêts, les dix-sept ateliers monétaires de l'époque continuèrent de frapper les pièces aux anciens modèles. Ces frappes ne se terminèrent qu'avec celles du louis d'or, de l'écu et du demi-écu, en 1792. A la période constitutionnelle... à peine les pièces étaient elles livrées par les ateliers monétaires, qu'elles disparaissaient de la circulation. En conséquence, l'Assemblée fut obligée d'accroître l'émission des assignats qui, à la fin de 1792, excédaient 2700 millions de livres (d'argent). La rareté des monnaies métalliques avait conduit à un double système de prix dans lequel les pièces de monnaie jouissaient d'une prime par rapport à leur contrepartie de papier. On continua, même après l'exécution du roi, de frapper des monnaies à son effigie. |
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| 1793 Une modification eut lieu en 1793 sur les pièces d'or et d'argent, le Génie devint le modèle de l'avers, sur le revers une couronne avec la valeur de 6 livres en son centre . |
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An XI Suppression des assignats : cette décision stimula encore la réapparition des monnaies métalliques et permit à la Monnaie de frapper des contingents importants au cours de l'an XI et de l'an XII. Comme tant d'autres réformes napoléoniennes, le franc de germinal influença les systèmes monétaires étrangers. Napoléon implanta largement le franc à la fois en France et dans les Pays-Bas, ainsi que dans plusieurs états italiens. Aux Pays-Bas, les monnaies furent identiques à celles de la France, aux marques d'atelier près; cependant qu'en Italie les monnaies affectèrent des formes variées, mais toujours plus ou moins influencées par Napoléon. |
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| 5 francs de l'an XI
Sur ces monnaies les portraits de Napoléon sont fortement influencé par le style néoclassique. |
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| 1814
Durant le Consulat et l'Empire, les ateliers monétaires furent occupés à refondre les vieilles monnaies et à frapper les nouvelles. De 1799 à 1814, furent frappés une valeur de 528 millions de francs en or et 888 millions de francs en argent. En plus, il faut compter les monnaies frappées dans les ateliers étrangers de l'Empire qui avaient cours légal en France. Les pièces de l'Ancien Régime, bien que retirées graduellement, circulaient librement, leur cours ayant été établi (en 1810) à la parité des monnaies nouvelles. La question des monnaies en métal commun restait sans solution, jusqu'à l'époque de la Deuxième République et du Second Empire, car les monnaies de cuivre projetées par Napoléon ne furent pas frappées. Les pièces révolutionnaires en cuivre et en métal de cloche, appréciées du peuple, restaient donc seules pour combler le besoin de pièces de valeur inférieure. La seule concession dans ce domaine fut une pièce de billon de 10 centimes frappée dans la période 1808-1810. Cependant, cette pièce ne fut jamais populaire et son monnayage resta peu important. Le retour à la prospérité économique sous l'Empire fut marqué par la fondation de la Banque de France, et une nouvelle émission de billets de banque. La monarchie fut restaurée en mai 1814. Presque immédiatement, Louis XVIII donna des instructions pour que soient frappées des monnaies à son effigie. L'écu royal reprit sa place. A son revers changement de légende : "Dieu protège la France " . Avant les Cent jours, les seules valeurs frappées furent celles de 5 francs en argent et de 20 francs en or. Dans ce court espace de temps, cependant, plus de 57 millions de francs en or et 48 millions en argent furent frappés. Ce premier monnayage de Louis XVIII fut seulement une émission temporaire. Des projets, cependant, étaient en gestation à l'époque du retour de Napoléon et un concours avait été organisé pour choisir de nouveaux modèles. Pendant son court exil, Louis XVIII autorisa la frappe, à la Monnaie Royale de Londres, d'une pièce en or de 20 francs qui devait servir à payer les troupes de Wellington en France. |
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Première Restauration, 5 francs, atelier de Bayonne. |
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| 1837 La modernisation du système monétaire français intéressait particulièrement Louis-Philippe qui s'en occupa personnellement. Le développement des chemins de fer avait amélioré les communications dans le pays et rendu inutile l'existence de plusieurs ateliers monétaires provinciaux. Auparavant, le coût et les risques des transports justifiaient la frappe locale des monnaies. En 1837, les Monnaies de La Rochelle, Limoges, Bayonne, Toulouse, Perpignan, Nantes, furent fermées. |
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| 1865 Le Second Empire fut le témoin de plusieurs innovations dans le système monétaire français. Les quatre nations fondatrices du système du franc : la France, la Belgique, l'Italie et la Suisse organisèrent une rencontre à Paris, en 1865 pour trouver le moyen de préserver et renforcer leur système. Les décisions adoptées formèrent la base de l'Union Monétaire Latine. D'autres membres s'y ajoutèrent : l'Espagne, la Grèce, la Finlande et la Bulgarie... Au travers de cette union mûrissait l'idée d'une monnaie internationale. |
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1903 C'est en 1903 que fut émise la première pièce en nickel de 25 centimes, elle devait remplacer les pièces en cuivre qui étaient impopulaires. |
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ont manipulé les pièces de
monnaies... |
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1914 Le premier effet visible de la guerre fut l'émission énorme de billets de banque pour compenser le retrait des pièces d'or |
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1928 Une tentative fut faite en 1928 pour émettre une nouvelle monnaie. On envisagea un retour à l'étalon-or ... Il devait y avoir une pièce d'or de 100 francs et des pièces de 20 et 10 francs en argent. Les autres coupures devaient être en métal commun. |
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1941 L'occupation de la France, eut pour conséquence le retrait de toutes les monnaies en métal précieux ou semi-précieux, y compris le nickel et les alliages composites, et leur remplacement par le zinc et l'aluminium. Toutes les monnaies mises en circulation étaient donc une combinaison de zinc, d'aluminium et de bronze. L'utilisation du zinc, tentée au cours de la Première Guerre mondiale, donnait de très mauvais résultats et était considérée comme un pis-aller. Le bronze d'aluminium, utilisé avec succès dans les jetons des chambres de commerce dans l'entre deux-guerres, devint à nouveau le principal alliage des monnaies de cette après guerre. |
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| 1959 Réalisation des projets de réforme monétaire en 1959, coïncidant avec la proclamation de la Cinquième République. Le franc, devenu le Nouveau Franc , était de nouveau rattaché à l'or. La chute de la valeur du franc depuis 1914 avait été énorme: 20 francs de 1914 étaient devenus l'équivalent de 3490 francs en 1959. Il était donc nécessaire d'augmenter la valeur du franc; dans la réforme de 1959, le nouveau franc prit la valeur de 100 anciens francs. Un tel changement impliquait un nouveau monnayage. Une fois encore, le gouvernement regarda vers le passé et choisit la Semeuse de Roty pour la pièce de 1 franc en nickel et la pièce de 5 francs en argent. Les petites valeurs furent frappées en acier inoxydable et en bronze d'aluminium. |
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| 1965 En 1965, on frappa une pièce d'argent de 10 francs sur le modèle de l'Hercule de Dupré. Cela faisait la quatrième fois dans l'histoire monétaire française qu'était utilisé ce modèle qui était apparu pour la première fois en 1795 sur la pièce de 5 francs du Directoire. Une façon de dire que la tradition révolutionnaire n'était pas oubliée. |
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