| |
![]() |
Montres
et horloges |
![]() |
||
| Depuis longtemps nous avons appris à tricher avec le temps : nous arrêtons les pendules quand le temps nous manque... Et nous inventons des "heures d'été"...
Depuis 1976, régulièrement chaque année à dates fixes, tard le soir en cachette à minuit quand il fait bien noir, nous bougeons les aiguilles de nos horloges, nous tournons les boutons de nos montres et nous appuyons sur les touches de nos réveils... Deux buts alternatifs et contradictoires : voler une heure supplémentaire, ou en jeter une aux oubliettes... Mais de toutes façons le temps aura le dernier mot, et tous nos subterfuges n'y changeront rien :
" La pendule au salon qui dit oui, qui dit non... qui nous attend !" |
| Dans la collection de l'Amateur dirigée par Pierre Mazars aux éditions Gründ paraissait en 1974, un ouvrage de 164 pages de Françoise Varenne : Montres et horloges
|
|
| page 8 : ... les premières horloges ont été fabriquées pour indiquer l'heure de la prière, comme les cloches. Aussi le mot français est-il composé de hora ( heure ) et de lego ( je lis ) ... page 13 : Le premier appareil de mesure diurne se référant à la marche du soleil a été le gnomon. Toute construction verticale qu'elle soit monument, style ou bâton fiché en terre, dont la longueur et la position de l'ombre varient en fonction de la marche du soleil, peut être considérée comme un gnomon. Les Égyptiens avaient même découvert un moyen de déterminer les heures pendant la nuit par référence à la hauteur des étoiles en se servant d'une règle fendue et deux équerres munies d'un fil à plomb. En Grèce, jusqu'au V° siècle avant J.-C., le jour et la nuit étaient divisés de façon approximative et les Athéniens se référaient à la longueur de leur ombre pour déterminer à peu près la durée de leurs occupations. |
|
| page 14 : ... à Rome l'heure officielle était donnée par l'huissier des Consuls, qui rendait compte du lever et du coucher du soleil. Entre ces deux périodes de la journée, chacun se débrouillait comme il le pouvait, en repérant la marche de l'astre au dessus de l'horizon, ou en mesurant les ombres. Les riches notables romains possédaient, dit-on, des esclaves spécialisés dans l'indication de l'heure et qui se tenaient en liaison, deux fois par jour, avec l'huissier du Sénat. Selon Hérodote, c'est au IV° siècle avant J.-C. en Chaldée, que l'astrologue Bérose imagina le premier de perfectionner les gnomons. Il inventa aussi le "polo" dont la forme reproduit à l'envers la voûte céleste et le perfectionna jusqu'à lui donner la forme d'une "scaphé" (barque) ... Polo, scaphé, arachné ou pélécinon, selon sa forme, le cadran solaire devint extrêmement perfectionné. Vitruve prétend même que les mathématiciens de l'époque en construisirent de portatifs, ce qui représentait un exploit, car le cadran solaire, en général, n'est réglé que sur les ombres équinoxiales du lieu où il se trouve et donne, transporté ailleurs, des informations erronées. page 15 : En Égypte, les premières clepsydres datent approximativement de l'an 1500 avant J.-C. : elles sont à peu près contemporaines des premiers cadrans solaires. Ce sont généralement des récipients en forme de troncs de cône, comportant , en leur base, des trous de différents diamètres destinés à varier le débit de l'eau... Aristote rapporte que les clepsydres servaient dans les tribunaux, à mesurer la durée des plaidoiries dont le temps maximum était fixé à l'avance. L'importance d'une affaire était proportionnelle au nombre de clepsydres accordées aux avocats... Il arrivait que l'on soudoyât l'esclave chargé de l'entretien de ces horloges... il s'arrangeait pour que le débit de l'eau fût ralenti ou activé par quelque manuvre habile... |
|
| page 20 : Lorsque l'on construit les premières horloges monumentales... les artisans qui sont à l'origine de ces travaux... s'appellent des fèvres car ils sont habiles à travailler le métal... puis on le nomme ologeur, ologier, relogeur... page 44 : Rouages compliqués, sonneries à système, coqs et cliquets finement décorés, boîtiers minutieusement travaillés, les montres du 16° siècle sont de petites merveilles. Il leur manque pourtant quelque chose. Un détail auquel on ne pense généralement pas, mais qui a son importance : le verre. Ce dernier n'apparaît qu'aux environs de 1570. Il s'insère au centre du couvercle, et est taillé dans du cristal de roche... page 51 : Les premiers oignons, comme les montres-bassines ou les montres ovoïdes ne comportent qu'une seule aiguille : celle des heures. Mais, en 1691, un horloger anglais, imagine d'adjoindre aux mécanismes un rouage de minuterie. Bientôt apparaissent des oignons munis d'une seconde aiguille, plus grande que la première, dont l'extrémité atteint un cercle des minutes inscrit en chiffres arabes au-dessous du cercle des heures qui est en chiffres romains... page 65 : ... par décret du 24 novembre 1793, la Convention Nationale prescrit la division du temps comme suit : l'année en douze mois de trente jours, le jour en dix heures, l'heure en cent minutes, la minute en cent secondes... On fabrique de nouveaux cadrans. Ces derniers sont généralement gradués de 1 à 5 et de 1 à 12 ou de 1 à 10 et de 1 à 24... page 132 : On continue, depuis l'Empire, à fabriquer des pendules-squelettes, également des pendules-vases ou des pendules-lyres. On est également très friand de la pendule-veilleuse. Ces dernières existent puis le 17° siècle. A cette époque elles avaient, soit une lampe à l'intérieur qui éclairait un cadran tournant, soit un système qui permettait de projeter sur le mur l'image agrandie dudit cadran. D'autre part, elles étaient munies d'un cordon qu'il suffisait de tirer pour déclencher un carillon indiquant l'heure la plus proche. Les pendules-veilleuses de l'Empire possèdent un cadran de verre dépoli derrière lequel on allume une veilleuse. |
|
|
Tour de France des Cadrans
Franche-Compté Les cadrans les plus simples et aussi les plus anciens sont en étain ou en laiton. Les heures y sont gravées et passées au vernis noir. Ils sont souvent dépourvus de fronton. Alsace Les cadrans sont en général émaillés et peints.... Certains d'entre eux, sont simplement en papier décoré. Artois et Picardie Le cadran et généralement en métal peint et émaillé parfois à cartouches. Bresse Les horloges comportent souvent un cadran daté et même, une boîte à secret qui servait de coffre-fort au paysan qui la possédait. Bourgogne Le cadran est émaillé à fronton de cuivre moulé ou ciselé. Champagne Le cadran est émaillé, parfois décoré de fleurs peintes ou orné de motifs d'étain découpé. Val de Loire Le cadran et le mouvement sont accrochés au mur et les poids, ainsi que le balancier, pendent sans protection. Touraine Les cadrans sont fleuris et les balanciers sont en cuivre uni à suspension "lyre". Normandie Le cadran est parfois en faïence de Rouen. Poitou Aunis Saintonge Le cadran est émaillé, surmonté d'un fronton en cuivre moulé ou ciselé, souvent polychrome et orné de scène champêtres.
|
|
| W'Hebdo
Saint Geniès des Mourgues © nous
écrire |