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| Ah vos cas |
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A
propos des CONGES PAYES Quelques règles à se rappeler Avant même l’arrivée du printemps,
tout salarié normalement conçu se préoccupe très en avance de ses
congés payés ; mais cette envie de temps libre est contingentée
par quelques règles générales dont il faut se souvenir. Comment calculer les jours de congés
payés ? Tous les salariés ont droit
à 2,5 jours ouvrables (et non ouvrés…) par période de 24 jours
de travail effectif ou assimilé, entre le 1er juin de
l’année précédente et le 31 mai de l’année en cours (dite période de référence) ; dans la limite de 30 jours ouvrables
par an. Comment sont « payés » les
congés ? Pendant ses congés, le salarié n’est pas « payé » mais indemnisé suivant deux modes de calculs : - soit le 1/10ème de la rémunération totale perçue par le salarié au cours de la période de référence, - soit le maintien de la rémunération. Le mode de calcul le plus
favorable au salarié doit être retenu. Qui fixe les dates de congés payés ? Sauf accord collectif, c’est l’employeur qui fixe les dates de congés pendant la période légale du 1er mai au 31 octobre ; pour une durée de 12 jours continu minimum et 24 jours au plus. C’est aussi l’employeur qui fixe l’ordre des départs en congés. Ces informations doivent
être portées à la connaissance des salariés au minimum un mois à
l’avance. La 5ème semaine et les
R.T.T. peuvent-ils rallonger les congés payés ? Non, en principe il est
interdit de prendre plus de 24 jours ouvrables consécutifs ;
des exceptions existent, avec l’accord de l’employeur, pour les
salariés justifiant de contraintes géographiques particulières.
Cependant les jours de congés acquis à ses titres peuvent être donnés
toute l’année en dehors de la période légale de congés Qu’est ce que le «fractionnement»
des congés ? On parle de fractionnement quand le congé principal de 24 jours est pris en deux ou plusieurs fois au cours de la période légale par accord entre l’employeur et le salarié. Mais le fractionnement imposé
par l’employeur donne droit à des jours supplémentaires. La situation familiale donne t’elle
des droits particuliers ? Même si l’employeur doit
tenir compte, pour fixer les dates de congés, de la situation familiale
du salarié, de son ancienneté ; rien ne l’oblige à satisfaire
des demandes « posées » par le salarié en vue de faire
coïncider ses propres congés à ceux de son conjoint ou de ses enfants. Les dates de congés prévues peuvent
elles êtres modifiées ? Oui, par l’employeur sous
réserve d’en avertir le salarié au minimum un
mois avant la date de départ prévue. Incidences de la maladie : Si le salarié est en arrêt
maladie avant son départ, son droit à congés payés est reporté sur
des dates à convenir avec l’employeur quand les congés peuvent être
pris ; ou dans le cas contraire indemnisés. Mais la maladie
pendant les congés payés ne prolonge pas leur durée ! Report des congés payés d’une année
sur l’autre : Sauf dispositions légales : impossible, car le salarié a non seulement le droit mais aussi l’obligation de prendre chaque année les congés acquis. Les congés acquis non pris
après la période légale sont perdus. Seule l’impossibilité d’avoir
pu en bénéficier du fait de l’employeur ouvre droit à une indemnisation. Un jour férié pendant les congés les
allonge d’autant : Vrai et faux : si le
jour férié est un jour chômé dans l’entreprise, ce jour n’est pas
décompté comme jour de congé ; mais il n’allonge pas automatiquement
la durée d’absence car le retour de congés payés doit se faire à
la date prévue. Note :
ces quelques rappels généraux
ne doivent pas faire oublier que le droit des congés payés est
particulièrement complexe dans sa mise en œuvre et son application !
Pour une compréhension plus fine, vous n’échapperez pas à la consultation
du code du travail et de votre convention collective. |
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