La
dernière loi de financement de la sécurité
sociale a institué un nouveau type de sanction à l'égard
des salariés effectuant sciemment leur prestation de travail
dans le cadre d'un travail dissimulé : ceux-ci peuvent notamment
se voir privés du bénéfice de certaines prestations.
En effet par application d’un
nouvel article L.114.45 du Code de la Sécurité Sociale,
s'il apparaît lors d'un contrôle dans l'entreprise,
qu'un salarié a, de manière intentionnelle accepté
de travailler sans que les formalités relatives à
la déclaration préalable d'embauche ou la remise d'un
bulletin de paie aient été remplies par l'employeur,
l'information doit être signalée par les agents de
contrôle à l'ensemble des organismes de protection
sociale ainsi qu'aux ASSEDIC.
Les organismes d'assurance maladie
pourront appliquer à l'intéressé les pénalités
visées aux articles L.162.1 et L. 323.6 du code de sécurité
sociale (consistant notamment à retenir tout ou partie des
indemnités journalières dues à l'assuré).
Les ASSEDIC pourront mettre en oeuvre les sanctions visées
aux articles L.351.17 et L. 365.1 du code du travail (suppression
du revenu de remplacement et sanctions pénales pour fraude
aux allocations)
Désormais, les salariés
qui acceptent (ou demandent) de travailler ( au noir…) sans
être déclarés totalement ou partiellement, prennent
aussi de sérieux risques !