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Saint
Geniès au fil du temps |
Saint
Geniès au fil du temps |
Source : Bulletin d'Information Municipale janvier 1997. Présentation
de la commune. Le lieu choisi
pour la construction de l'édifice est déjà occupé
par une église, St-Geniès associé à une
"villa". |
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- Etapes de la formation du village. Le secteur
A balisé par plusieurs pattes d'oie est de toute évidence
plus ancien. S'il existait des structures antérieures à
ce noyau leurs traces |
![]() secteur A |
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La deuxième étape
de la formation du village est représentée par la construction
d'une structure rectangulaire (B) qui
vient sectionner les La topographie du village milite plus
en faveur de l'hypothèse d'un rempart que de celle du creusement
d'un fossé: les rues qui pérennisent cette structure
surplombent en effet un dénivelé de plusieurs mètres.
Le découpage |
![]() structure rectangulaire (B) |
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Il faut attendre
1236 pour qu'un texte fasse allusion aux protections de St-qeniès
et à des quartier suburbains apposés à la "villa". |
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On peut émettre, à condition que la structure B représente bien un ancien dispositif de défense, que ces hommes résidaient en C c'est-à-dire dans l'espace laissé libre entre elle et le monastère. Probablement, on peut distinguer; le
monastère A , la "villa" quelque part en C, le "suburbia"
à l ',extérieur de B. |
![]() hommes résidaient en C |
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3 - Le
territoire. En 1236 l'abbesse Erméniarde
fait reconnaissance du monastère à l'évêque
de Maguelone. |
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A l'ouest, des confronts ne sont
pas repérables. Sancti Genesii n'était pas
la seule "villa". Il y avait la "villa" de Marcianicis
et la "villa" de Brugueriis, ces deux dernières
étant associées |
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Bulletin
d'Information Municipal décembre 1988. La Seigneurie, la paroisse et le couvent
appartenaient au marquis de CASTRIES qui les avait achetés
à l'abbesse de GI]EAN, contre le consentement de la Communauté
religieuse et ce en exposant au Roi que St GENIES était un
désert et que les religieuses ne pouvaient se On dénombrait alors sur la paroisse: 64 maisons, l église, 2 moulins à huile et des bâtisses pour abriter les animaux, l'enceinte des remparts comprenait 32 maisons, l'église, un four et une écurie. A l'est des remparts, on comptait 22 maisons, l moulin à huile et 3 bâtisses. Le bas du village, à l'ouest, n'avait que 10 maisons, l moulin à huile et 3 bâtisses. Ces maisons se composaient d'un rez de chaussée et
d'un étage. La maison Estève (en l'état sur la
place de l'Abbaye) faisait exception avec un second étage surmonté
d'une tour carrée. Une cour clôturée attenante
à l'habitation recevait le fumier et les immondices, c'était
aussi Exception faite de quelques bâtiments en pierres appareillées, des pierres d'angle arrêtaient le "rassier" qui constituait la maçonnerie des murs. Les charpentes provenaient de pièces de bois prises sur les bords des terres. Irrégulières, mal dégrossies, elles supportaient un lit de roseaux liés, une légère couche de mortier et des tuiles (les plafonds n'étaient pas connus). Les portes étaient étroites et arrondies, les fenêtres petites et rectangulaires. Parfois, signe de religiosité, par le croisement de deux longues pierres minces la fenêtre dessinait quatre rectangles fermés par des verrous. 400 habitants vivaient à St GENIES. Parmi eux, un curé fixe assisté d'un vicaire pour les fêtes, un procureur, un greffier, un viguier (régisseur), un cordonnier, un tisserand, un maréchal, un chirurgien (docteur), un maçon, un fabricant de laine. A part le marquis, point de gentilshommes, pas de privilèges. Une éducation destinée aux élèves des familles aisées de la contrée était dispensée dans le vieux monastère. Parfois, ces adolescents quittaient ces lieux austères pour s'en aller batifoler avec les jeunes du village. Presque tous les habitants travaillaient la terre ou gardaient les troupeaux. Au abords immédiats du village, étaient des pérans (champs clos) des aires (la Coste), des potagers entourés de figuiers avec toujours un laurier pour les Rameaux (Baladas, Pontif, Puits neuf, Riviérette, Fontaine de Missargues, Ort (jardin) de Gleize, de Baou). Les pérans ont laissé place aux constructions, l'aire au chemin de Fontmagne à Lunel. La campagne était très boisée. Dans les terres et les vignes poussaient oliviers, mûriers, cerisiers, amandiers, noyers, sorbiers. Les champs étaient limités par des chênes, des ormes, des micocouliers, des kermès. Les hautes futaies jalonnaient les rivières et les fossés. Ainsi de Cournet à la Roque sur les bords de la Vire donne se dressaient des peupliers, des saules qui entouraient les prairies. La campagne était sillonnée de raccourcis que nos aïeux se frayaient à travers champs et vignes au grand dam du seigneur qui, malgré son garde-chasse, garde fruits, ne pouvait discipliner les SaintGéniérois. Il fallut attendre 1793, avec la vente des biens nationaux, lorsqu'on dressa le plan cadastral, pour que ESTEVE, devenu propriétaire du domaine du Château, permit de bâtonner ces raccourcis. En empruntant ces traverses, nos aïeux parcouraient:
Fournigue, Pied Redon, les Clos aux hautes futaies, la Roumanière,
le Puits du Pin au sol caillouteux, le Mas de Lauriol, de Renard,
la Carriérrasse, Missargues qui donnait le meilleur vin, le
Roc St Blaise. ]uillargues, les Truques, les Roussettes... bref tous
les tènements dont les noms chantent encore à nos oreilles
et qu'ils prononçaient en occitan, langue parlée par
les St Géniérois. Les vignes d'une superficie réduite étouffaient sous le chiendent et les ronces qui poussaient au pied des ceps. Issus d'une infinité de variétés, ces ceps produisaient 160 muids. Il faudra attendre la chute du 1er Empire avec une hausse importante (35 Frs l'hl) du prix du vin pour que les propriétaires deviennent des vignerons. Les 1.800 septérées de la paroisse, auxquels s'ajouteront plus tard les 517 septérées de Ste Colombe, étaient réparties en champs, vignes, olivettes, garrigues, bois et nombreuses terres incultes ou en jachère. La carte de Cassini fait bien apparaître la couverture végétale de notre village. La production agricole, environ 1.000 sétiers (en froment, seigle, mêture, touselle, avoine) et 400 cartes d'huile, nourrissait pour moitié les habitants. L'autre moitié sous forme de taille, capitation, dixième etc ..., allait au Roi, ce qui laisse à penser que les charges étaient aussi fortes que les revenus. Les années de gel (comme le rigoureux hiver de 1789) ou de fortes pluies étaient catastrophiques et génératrices de disette. Pour les travaux agricoles, l'industrie et les transports, on ne savait utiliser que la force musculaire des hommes et des animaux, l'eau courante et le vent. A St GENIES le moulin à vent remontant l'eau de la riviérette au bassin n'existait pas. L'eau était tirée des puits avec des disputes, au sujet de leur emplacement, les gens du bas voulant le puits au plan de l'Est, le haut du village au plan du Portail. Par contre, un moulin à eau tournait au Mas de Rou sur le chemin BAILLARGUES-ST GENIES. Le seul établissement industriel était la tuilerie de CASTRIES. Quelques carriers extrayaient des pierres à la manière antique; hommes forts, les carriers formaient un groupe à part avec leurs outils bizarres pour les profanes, leur vocabulaire spécifique, leur relative indépendance. Nos aïeux travaillaient de l'aube au crépuscule avec quelques siestes réparatrices. Veillées devant la cheminée l'hiver, parlottes sur les plans l'été, leur vie de labeur s'égayait pour la fête patronale. Les foires de SOMMIÈRES et LUNEL étaient prétextes à sortir du village par la voie Royale ou la route de SOMMIÈRES, les raccourcis restant souvent impraticables pour les charrettes. A la veille d'une date historique et du grand chambardement,
nos aïeux vivaient simplement dans leurs moeurs et leurs coutumes
mais difficilement dans leur vie quotidienne. Sans doute, amélioraient-ils
leur ordinaire avec un gibier abondant (encore fallait-il donner une
hure ou Mesures spécifiques à St Géniès
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| En 1790, Bousquarent, le
premier maire de Saint-Geniès demanda au Directoire l'extension
du territoire communal, demande rejetée en ce qui concerne le
côté ouest. (voir BM n° 10). Les limites territoriales n'ont pas changé. Le village s'est agrandi au fil des ans. Les nouvelles constructions sortaient des remparts tout en restant accrochées au coeur du village. |
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Jusqu'au
milieu du XIXe siècle, le village va s'agrandir lentement,
les constructions s'abritant au pied du village originel ou longeant
les voies de communication, notamment le CD 21. |
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En 1968, la municipalité met
en place un plan d'urbanisme directeur. Qu'en sera-t-il à l'aube du XXlème siècle ? et plus tard ? La réponse se trouve et se trouvera dans le Plan d'Occupation des Sols. |
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En 2004, le village s'aggrandit encore de quelques 70 maisons au lieu dit "Combe de Pierredon", nichée entre le village et la crête de Pierredon, avec 3 nouvelles rues - des cades La population du village s'élèvera ainsi à environ 1680 habitants |
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