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Centenaire
de l' école de filles |
Pour mémoire, on se souvient qu' avant la Révolution, seul un enseignement réservé aux enfants des familles aisées des environs était dispensé dans l' Abbaye.
1789 jusqu'au nos jours: on note que tous les Conseils Municipaux élus prennent successivement des délibérations favorisant le système éducatif
avec de gros efforts budgétaires.
1790 : le premier Maire de St GENIES BOUSQUARENT va le premier s' efforcer de concrétiser le mot de DANTON: "Après le pain, l' instruction est le premier des biens", en mettant à la disposition des volontaires enseignants le presbytère devenu bien national. Rude tache d' alphabétisation pour ces précurseurs de l' instruction publique, tiraillés entre l' occitan et le franciman.Lentement, l' enseignement se structurait.
1854 : un projet de maison d' école dans le presbytère fut vite abandonné.
1867 : on optera pour la construction d' une maison commune réunissant la mairie et les écoles en achetant 2 maisons. C' est ainsi à l' expresse condition que les deux sexes ne puissent communiquer ni se rencontrer dans le trajet, qu 'autorisation préfectorale fut donnée pour aménager et construire la maison d' école. École de filles, école de garçons, salle d' asile, cours d' adultes, salle de conseil, salle des archives, logements, se trouvaient dans le même volume.
Locaux exigus certes, mais la population scolaire était faible, en rapport avec la population du village; de plus, l' école n' était pas obligatoire; les jeunes allaient aux champs pour un apport au salaire familial (notons, avec d' autres exigences que l' effectif primaire sera de trente trois élèves en 1883).
1875 : la Municipalité avec son Maire ROUQUAIROL vote la gratuité de l' enseignement primaire pour tous prenant ainsi tous les frais à sa charge.
1881 : Jules FERRY et les lois fondamentales de l' instruction publique.
A la gratuité déjà instaurée à St GENIES, la loi 1881 promulgue l' obligation scolaire. L' effectif augmente surtout celui de la maternelle (cinquante enfants) qui se trouve dans un local insalubre. La Municipalité se trouve obligée de construire d' autres locaux et de les meubler. Cette année-là, d' ailleurs, on modernise le mobilier et des bancs à sept places, on passe aux tables à deux places.
1882 : Le Maire ROUSSILLE & son Conseil entreprennent le montage d' un dossier de construction d' uneécole de filles, d' uneécole maternelle et de logements pour les instituteurs. Le Conseil porte son choix sur un terrain, rue de la Bigue, terrain non grevé de bâtiments. Le projet confié à l' architecte DAUSSET fut remanié en 1883. La suite relève du processus normal: plans, interventions préfectorale et académique, devis et construction. On mis deux ans pour trouver un mode de financement tant l' opération était lourde pour le budget.
1885 : pour compléter la subvention de l' Etat et l' emprunt trentenaire, on décide d' augmenter pendant trois ans les impositions par le biais des
centimes additionnels.
1889 : inauguration de l' école des filles et de la classe enfantine (ex maternelle, ex salle dasile). Les devis primitifs étaient dépassés sans qu' il y
eut le chauffage et l' éclairage. Pour terminer complètement l' école il fallut trouver de nouvelles recettes jus qu'en 1891.
Donc en 1889, St GENIES a "deux groupes (scolaires" les garçons, place de la Mairie (il en reste la cour et les WC), les filles; et la classe enfantine à la Coste.
Les lois scolaires, la gémination, l' étroitesse de l' école des garçons et sa vétusté incitèrent les élus à tout regrouper et à agrandir la nouvelle école.
1934 : projet d' agrandissement de l' école des filles par la construction de deux classes, un débarras, un logement, deux cours. De la plume sergent-major à la pointe bic, de la salle d' asile sans fenêtre aux classes ensoleillées, que de chemin parcouru J.
1980 : la poussée démographique avec surtout le quartier des Mourguettes conduit la Mairie à construire une école maternelle évolutive et un restaurant scolaire.
C' est le présent !
C' est l' avenir de St GENIES!.Extrait du Bulletin Municipal juillet 1989.
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