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Les
traditions sont-elles un frein à la modernité ? ![]() |
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traditions sont-elles un frein à la modernité ?" Les traditions ne sont pas (à priori) un frein à la modernité. Le progrès avance sur la base des traditions. Mais ces dernières peuvent-elles résister au progrès, à la modernité ? Sans tomber dans le folklore, la muséographie... Ne serait-ce pas plutôt la modernité qui serait un frein aux traditions ? Quelques
définitions : Moderne Coutume : Façon d'agir, établie par l'usage. Dans une collectivité, manière à laquelle la plupart se conforment. Habitude : Usage d'une collectivité, d'un lieu. Murs
: Habitude de vie,
coutumes d'un peuple, d'une société. Habitudes communes
à un groupe humain. Des citations : Les traditions
- comme les femmes - sont faites pour être respectées et
bousculées. Une tradition,
ce n'est jamais qu'un progrès qui a réussi. La plus
haute tâche de la tradition est de rendre au progrès la
politesse qu'elle lui doit et de permettre au progrès de surgir
de la tradition comme la tradition a surgi du progrès. L'art
s'enrichit par le style et s'appauvrit par la tradition. La mémoire
est à la base de la personnalité individuelle, comme la
tradition est à la base de la personnalité collective. Je suis
le continuateur d'une tradition qui n'est pas encore née.
Comment évoluent les traditions avec le progrès ? La révolution française prône l'égalité et l'universalité (déclaration des droits de l'homme). Les lois civiques sont valables pour tous et excluent les particularismes. Dans cet esprit, l'école de Jules Ferry interdisait l'usage du parler maternel ainsi que les signes distinctifs des identités régionales. Dans le même temps, au XIXe siècle, l'évolution des techniques, le développement industriel annoncent, avec l'exode rural, le déclin de la vie des campagnes, et la fin de nombreuses pratiques traditionnelles. Le progrès, ou un choc de civilisations, comme il y en a eu lors des colonisations, peut entraîner une disparition complète des sociétés traditionnelles ; soit par l'adaptation docile au modèle dominant, soit par son rejet le plus hostile et donc sa fermeture et son isolement. Les traditions
sont menacées quand elles ne répondent plus à une
nécessité culturelle ou sociale. Les normes économiques
et sociales évoluant avec le progrès, les traditions doivent
elles aussi évoluer : L'argumentation qui consiste à dire qu'une tradition doit perdurer "parce qu'elle existe depuis longtemps" n'a pas de sens et est irréaliste. Dans certains groupes humains, l'esclavage, le droit de cuissage, etc... existent de façon ininterrompue... L'opposition entre les classiques et les modernes dans l'art : L'art
est toujours à l'avant garde de l'évolution de la société.
Chaque grand changement s'est accompagné de nouveaux mouvements
artistiques, en peinture et en littérature. Faire appel à la tradition évite d'avoir à inventer de nouvelles formes culturelles, à innover. "L'art est difficile, la tradition est facile".
La fête votive : C'est initialement une fête religieuse. On y vénère le saint patron, on lui dédie des messes et processions. En rester là aurait sonné la fin de la fête votive, car plus personne ne se soucie de vénérer Saint-Geniès, Saint-Drézéry ou autre... Cette tradition a évolué pour passer d'une fête religieuse à une fête laïque : la fête de la commune, du village, où les habitants affichent leur identité. Le taureau à la corde : L'histoire est faite d'échanges interculturels. La tradition du taureau à la corde a perduré jusqu'au jour où le monde de la bouvine a rencontré celui des défenseurs des animaux. Cette tradition, faute d'avoir évolué, de s'être intégrée aux normes modernes a disparue !Gabriel Couble. |
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