Accueil
L'Actu s' affiche
Communiqués
Artisans - Commerces - Professions Libérales
Service Médical
Sortir
Partenaires
Liens
L'influence des médias sur notre libre arbitre
Fil rouge
Café Tchatche
L' Humour : un état d' esprit
La tolérance jusqu'ou ?
Les traditions sont-elles un frein à la modernité ?
La Bouvine se présente
"La Bouvine s' est présentée..."
On dit que... la Rumeur...
Démocratie d'hier et d'aujourd'hui
Egoïsme
L'education est-elle compatible avec la liberté ?
   
Nous vivons tous dans un monde médiatisé (devrions nous dire surmédiatisé ). Les médias sont une aubaine et nous apportent amusement et savoir. Dans ce sens, ils sont de bonnes choses, toutefois, il existe divers effets secondaires auxquels on ne s'attend pas ou auxquels on ne pense pas toujours. Prendre conscience de ces effets secondaires est une priorité pour tous ceux qui sont versés dans l' éducation aux medias ou dans des domaines connexes.
Les médias interviennent dans différents aspects de notre vie quotidienne. Ils influencent les décisions politiques et les choix du consommateur ; ils promeuvent la santé et les droits du citoyen, mais ils peuvent aussi encourager des comportements à risque ou des modes de vie malsains.
L'influence des médias sur la vie de tous les jours est devenue un thème d'importance. Beaucoup d'intellectuels, mais aussi d'éducateurs et de parents se sont fait activistes et militent pour une prise de conscience et l'élaboration d'un corpus de savoir sur la problème avec une attention toute particulière aux sous-groupes de la population - en particulier les enfants.
Tout cela montre qu'il est important d'éduquer les enfants aux médias afin de faire d'eux des citoyens responsables, des consommateurs avertis ; de développer leur esprit critique et évidemment d'en faire de meilleurs téléspectateurs

L'influence des médias sur l'opinion publique
Dans notre société actuelle les médias sont de plus en plus présents dans notre vie. Depuis presque un siècle, la radio, puis la télévision, puis aujourd'hui l'Internet, sont venus s'ajouter à la presse écrite qui date de plus longtemps encore. Il est donc nécessaire de s'interroger sur l'influence, bonne ou mauvaise, qu'ont les médias sur nous et notre pensée.

I°] L'information et l'ouverture des esprits
  1. La diffusion de l'information
    Le grand intérêt que présentent les médias, que ce soit la presse écrite, la télévision, l'Internet ou encore la radio, est d'informer rapidement et largement la plupart de la population des faits "importants" et des évènements, du pays et du monde entier. Ainsi chacun grâce à son poste de télé ou de radio, son ordinateur, ou encore en achetant le journal, dispose d'un compte rendu des derniers événements qui lui permet de se tenir au courant de la situation mondiale et nationale. Cette efficacité est dûe aux nombreuses équipes de journalistes qui collectent pour le peuple les informations et qui les éditent afin de les leur transmettre.
    Par exemple cela peut servir à avertir une population qu'elle court un danger, comme dans le cas de l'accident de Toulouse, où outre l'avertissement par les chaînes nationales de tous les français de l'accident, la chaine Fr3 et les radios locales ont dicté les consignes et la marche à suivre aux habitants des environs de Toulouse, notamment en matière de sécurité.
    Le type de médias qui offre aux personnes des faits et informations avec une certaine objectivité sont les journaux télévisés, les radios comme 'France Info' et le journalisme d'actualité (sans opinion politique particulière).
  2. L'étude d'opinions pour mieux comprendre
    Outre le rôle d'information, les médias peuvent également nous aider à comprendre l'actualité en interprétant les faits. Ainsi en achetant des "journaux d'opinion" attachés à différents partis politiques nous pouvons étudier les différentes réactions face aux évènements auxquels nous sommes confrontés.
    Le risque ici est de s'attacher à une opinion qui nous 'dicte' ce que nous pensons (voir IIè partie).
II°] La déformation, la propagande, la censure: le formatage des esprits
[Mais] on se rend compte que la présentation d'une même information à un grand nombre de gens a tendance à créer une sorte de pensée commune. En effet la liberté de la presse dans les pays démocratiques conduit parfois à des dérapages et détournements d'informations, tandis que le contrôle de la presse (surtout dans les dictatures) par l'Etat risque de provoquer censure et propagande. Ainsi parfois la presse est soumise au gouvernement, mais parfois elle est contre celui-ci. Dans les pays démocratiques les médias sont appelés par certains un "quatrième pouvoir".
  1. Censure et propagande: les médias outils du pouvoir
    La censure fait notamment partie de l'arsenal répressif des dictatures. Elle reste encore aujourd'hui présente dans de nombreux pays. En Europe la censure est combattue depuis le XVIIème siècle.
    La censure se traduit par un contrôle des informations diffusées, par les pouvoirs en place, guidant ainsi les médias vers les informations qui ne leur sont pas défavorables.
    Le deuxième outil utilisé par les pouvoirs, surtout en dictature, est la propagande, qui va souvent de paire avec la censure. Par ce moyen les pouvoirs font passer à l'aide des médias des informations, souvent fausses ou exagérées, qui leurs sont favorables.
    Nous pouvons citer l'exemple en ex-URSS de propagande, quand les pouvoirs avaient fait croire à la population par les médias entre-autres, qu'un ouvrier nommé Stackanov avait abattu dans les mines en une nuit, plus qu'un ouvrier type en une semaine. Cette information, destinée à motiver les ouvriers, émanait du gouvernement mais était présentée comme un fait exact.
    Ces deux outils vont évidemment contre la liberté de la presse et ont souvent lieu dans des pays où elle n'est pas autonome.
    Les autres formes de "formatage" que nous allons voir émanent cette fois-ci de la responsabilité des médias eux-même, sans intervention du gouvernement.

  2. La "Spirale du silence": la domination de la pensée médiatisée
    Les médias offrent la même information à un grand nombre de gens, et ils présentent les événements avec leur opinion des faits, surtout pour la presse (Libération est socialiste ; L'Humanité est communiste ; Le Figaro est de droite).
    Ainsi les gens n'ont accès qu'à une opinion, qu'ils croient etre celle partagée par le plus grand nombre de personnes. L'effet de la spirale du silence est que les gens analysent continuellement les opinions traversant l'espace public afin de ne pas émettre une opinion qui les placerait en marge de la société. S'ils voient que les médias favorisent une opinion qui n'est pas la leur, ils n'oseront pas s'exprimer, croyant qu'ils sont seuls à penser cela (ce qui n'est pas forcément le cas). Ainsi les autres opinions meurent, même si elles sont partagées par un nombre important de gens, laissant la place en se taisant à l'information médiatisée. C'est pour cela que c'est appelé la Siprale du silence.

  3. Le détournement d'informations
    On parle de détournement d'informations quand celles-ci sont présentées dans un contexte autre que leur contexte réel.
    Cela peut notamment se produire dans les journaux télévisés, quand des images sont présentées avec un commentaire inapproprié (par exemple le lieu et la date des évènements cités sont erronés). Mais cela peut se produire avec d'autres supports (journal, radio).
Nous pouvons citer l'exemple de la Roumanie où, il y a quelques années, de faux charniers avaient été créés par des opposants au pouvoir, et filmés et médiatisés, mettant en cause les dirigeants, et favorisant ainsi le coup d'Etat qui suivit en attirant la sympathie du peuple sur les opposants. La supercherie n'a été découverte que plusieurs années plus tard.
Conclusion

Nous avons donc vu que les médias permettent d'informer rapidement et complètement, mais que parfois nous risquons de nous laisser dicter nos opinions par celles présentées. Il faut donc rester vigilant et relativiser ce qu'on découvre. Pour se protéger d'une influence involontaire des médias sur nous, il faut distinguer dans ce que l'on utilise:

  • Le journalisme d'actualité et d'information, qui présente les faits avec normalement un maximum d'objectivité et qui a pour but avant tout de mettre au courant des derniers événements.
  • Le journalisme d'opinion, qui appartient à un parti politique et qui défend ses opinions; il présentera les faits avec une vision subjective et les commentaires de ce parti
  • Le journalisme à sensations, toujours en quête d'un événement sensationnel (comme son nom l'indique) et qui exagère parfois la réalité au détriment de l'objectivité. Ce type de journalisme comprend les Paparazzi, et est notamment présent à travers certains journaux anglais.

Les médias sont donc un outil très pratique, si toutefois on a la force de soutenir ses opinions et que l'on sait à quoi s'attendre.
Adrien Meuret - Florian Tardif - Roland Tardieu.

 

Les parents peuvent influencer de plusieurs façons ce que leurs enfants retirent de la télévision :

  • en partageant l'expérience ;
  • en contrôlant le choix d'émissions et le temps passé devant l'écran ;
  • en discutant avec leurs enfants de la télévision ;

    · La consommation télévisuelle de l'enfant est largement influencée par l'exemple donné par ses parents. Si les parents consacrent beaucoup de temps au petit écran, les enfants feront de même. Dans les familles où l'on discute de la télévision, les enfants comprennent et retiennent mieux ce qu'ils regardent.

    · Notre vie contemporaine isole les enfants de plusieurs manières. Le manque de supervision ou les intempéries peuvent empêcher les parents de jouer dehors. Par ailleurs, les parents ont besoin de temps à eux pour se détendre ou pour accomplir des tâches ménagères. Dans ces cas, la télévision fournit un moyen facile et sécuritaire de tenir les enfants occupés. Pour les jeunes qui se retrouvent seuls à la maison après l'école, la télévision est une présence réconfortante. Le soir, elle distrait les petits pendant que les parents préparent le repas et, au cours des longs mois d'hiver, elle offre une fenêtre sur le monde.

Les enfants et les jeunes sont "branchés" pour une moyenne de 20 à 21 heures par semaine. C'est sans doute autant, sinon plus, qu'ils passent en interaction avec chacun de leurs parents.

Résultats de recherches sur la télévision
  • · Il existe une corrélation entre le fait d'être exposé à la violence télévisuelle et le comportement agressif (verbal et physique)
  • · Les enfants qui regardent beaucoup de violence à la télévision tolèrent davantage les comportements agressifs chez les autres enfants avant de demander de l'aide.
  • · Les personnes qui regardent beaucoup la télévision ont tendance à être plus craintives que les autres.
  • · Les enfants âgés de 6 à 10 ans peuvent être particulièrement sensibles aux effets de la télévision.
  • · Les enfants ont un comportement plus agressif lorsqu'on leur donne des jouets utilisés dans des scènes de violence à la télévision.
  • · Les enfants âgés d'environ trois ans imiteront un modèle vu à la télévision comme s'il s'agissait d'un modèle de la vraie vie.
  • · La télévision peut rendre les téléspectateurs insensibles à la violence.
  • · Les adultes ont une influence significative sur ce que les enfants apprennent à la télévision.

La télévision influence les comportements:

C'est de l'influence de la télé sur les comportements violents qu'on a le plus parlé. On l'a dit, rien n'est prouvé en terme de loi générale. Quelques cas réels montrent que la vision de scènes violentes à l'écran a été le déclencheur de passage à l'acte de certaines personnes qui étaient déjà déséquilibrées par d'autres facteurs. De toutes les études, on peut conclure qu'il est possible que la télévision influence dans certaines circonstances les comportements de certains enfants. Pas uniquement négativement: si les enfants se lavent plus souvent les dents, c'est aussi grâce à la pub pour le dentifrice et à des émissions d'éducation à la santé.

W'Hebdo Saint Geniès des Mourgues © nous écrire