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Jeudi 3 juillet

20 h.30 à la bibliothèque municipale
de St Geniès des Mourgues

Egoïsme (du lat.égo, moi), attitude intellectuelle de celui qui ramène tout à soi.
En psychologie, l’égoïsme désigne la tendance (légitime au demeurant) à se défendre, à se maintenir, à se développer. En ce sens il n’est autre chose qu’un aspect de l’instinct de conservation. Jusqu’ici, le terme n’est aucunement péjoratif. Il ne le devient que lorsqu’il désigne, au sens étroit, l’attachement excessif porté à soi-même, allant jusqu’au mépris d’autrui. Il prend alors le caractère d’une anomalie, d’un facteur d’insociabilité, même lorsqu’il s’agit d’un égoïsme à deux (le couple) oiu un égoïsme à trois (le couple et l’enfant). Sur le plan moral, l’égoïsme s’oppose à l’altruisme, il se nomme alors égocentrisme, individuallisme et s’oppose à toute forme d’engagement en général .
(LAROUSSE – dictionnaire de la philosophie)

Mais au delà de la définition philosophique,

Peut-on dire qu’il y a trois formes d’égoïsmes,
- la première, c’est lorque je fais quelque chose, ou plutôt lorsque je me fais le plaisir de faire quelque chose,
- la deuxième, c’est quand je me donne le plaisir de plaire aux autres,
- la troisième et la pire, c’est quand vous faites quelque chose pour éviter un sentiment désagréable.

L’égoïste est celui qui ne pense qu’à lui, mais se concentrer sur son action dans un but collectif est-il égoïste ,
Penser aux autres..., le vaniteux, le manipulateur, l’exploiteur ne font que çà ! L’intérêt d’autrui est trop moral : ne pas obéîr à un ordre est-il égoïste ? Ressentir une joie profonde a faire le bien de manière désintéréssée est-il égoîste ? L’égoîsme serait-il une sorte de myopie qui ne nous ferait voir que le désir immédiat ?

Aristote faisait déjà une différence : « l’homme de bien sera suprêmement égoïste, car l’homme vertueux a le devoir de s’aimer lui-même. Ceci n’a rien à voir avec l’égoïsme vulgaire, car l’homme de bien obeit à son intellect et l’homme vicieux à ses passions. La noblesse moral d’un action est la meilleure part de bonheur qu’on peut espérer par soi même ».

Aujourd’hui les généticiens nous offrent une autre approche : celle de l’égoïsme « génétique ». Pour eux, dans une population, chacun cherche à obtenir le meilleur succès reproductif possible, de telle sorte que l’égoïsme serait normal. En effet tout individu qui serait altruiste augmenterait sensiblement le succès reproductif de « l’autre » aux dépends des siens, au risque de disparaître (sélection naturelle ?).
Plus provoquante l’affirmation :
l’égoïste est un individualiste refoulé, alors que l’altruïste est un individualiste éclaté !

Si l’égoïsme est inhérent et indispensable à l’homme, nous le refoulons peut-être par la morale ?
Et SCHOPENHAUER peut conclure : « l’égoïsme inspire une telle horreur que nous avons inventé la politesse, pour le cacher, mais il perce à travers tous les voiles et se trahit en toute rencontre » (La Morale)

Venez en débattre !

Vous êtes invité !
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