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Jeudi 4
septembre 2003 20 h.30 à la bibliothèque municipale de St Geniès des Mourgues |
Aujourd'hui,
les médias mettent l'accent sur les problèmes rencontrés
par la jeunesse dans sa relation avec les éducateurs (parents,
professeurs, entourage proche). L'an dernier, dans un lycée
de banlieue parisienne, un élève a pété
les plombs, il a tiré sur un prof avec une arme de poing et
s'est lui même donné la mort, à cause d'une brimade.
Cela montre bien que l'ensemble des systèmes éducatifs
connaît une grave crise. Plus personne ne trouve de solution
pour adapter le système éducatif au monde actuel, et
surtout pas nos ministres qui vont de réforme en réforme.
Le ministère chargé de l'éducation, en France
subit une métamorphose, qui pour l'instant n'aboutit qu'au
changement de son nom en "Ministère de l'Education".
A partir de là, on peut se demander s'il faut dispenser une
éducation libre ou bien sévère pour obtenir de
bons résultats, c'est à dire mener les enfants à
l'âge adulte dans les meilleures conditions. On peut se demander
s'il faut maintenir les punitions ou bien les abolir complètement,
s'il faut récompenser, sous quelle forme... Existe-t-il une
méthode d'éducation idéale compatible avec la
liberté ?
Avant de débattre sur ce sujet d'actualité, il nous faut nous assurer d'être sur la même longueur d'onde et de bien comprendre ce que l'on entend par éducation et par liberté. On appelle éducation le fait de guider l'enfant vers l'âge adulte (du latin e- ducare, guider vers l'extérieur). L'éducation consiste-t-elle uniquement à fournir des rudiments de connaissance ou bien à montrer l'intérêt de s'ouvrir vers le monde ? En revanche, la liberté, dans son principe, consiste à vivre sans aucune contrainte. Cette liberté devient absurde : nous vivons dans un monde qui nous oblige à être en contact avec autrui, et en cela, même si nous avons la possiblité de communiquer avec qui nous voulons, nous sommes quand même esclaves des usages qu'impose cette société (notamment dans les règles "élémentaires" de politesses). Maintenant, prenons un exemple contraire, celui de l'enfant sauvage, qui n'a reçu aucun enseignement si ce n'est celui de la nature. Il vit sans contrainte sociale, entièrement libre et heureux. Mais il ne pourrait s'ouvrir aux autres ; il est exclu de notre système social. Il est donc également esclave de sa condition. Dans ce cas, d'autres questions peuvent être soulevées : Doit-on conditionner un enfant, ou bien le laisser aller à sa guise ? Quels sont les effets néfastes du condtionnement ? Du libéralisme ? Par quel moyen peut-on éviter de conditionner un enfant, ou de devenir trop laxiste à son égard ? Nous pouvons, à ce moment-là, distinguer plusieurs manières d'éduquer : Présenter :
montrer toutes le voies possibles que le monde offre, c'est à
l'enfant de choisir sa voie. Il peut construire son propre mode
de pensée et d'action, qu'il maîtrisera forcément
mieux que celui qu'on lui aurait enseigné. L'enfant prend
le risque de choisir une voie qui lui serait défavorable.
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