Randonnée
saison 2002 - 2003 - Un bilan mitigé et tout en nuances
La section randonnée
est-elle appelée à disparaître? C'est la question
que l'on peut se poser au vu du bilan de la saison 2002-2003.
En effet, d'une rando à l'autre les effectifs ont diminué
de façon drastique. Dès la 2ème rando c'est le
responsable/animateur qui abandonne ses ouailles à un irresponsable/amateur
qui s'entiche de quitter le chemin d'asoension traditionnel du Pic
Saint-Loup pour emprunter, sans intérêt, un
sentier muletier aux escarpements redoutables et au balisage aléatoire.
Fort heureusement l'averse a le bon goût d'attendre la fin du
périple et l'on ne déplore que 2 abandons. Le Roc de
la Vigne est fatal à 3 autres randonneurs qui s'enivrent au
vin nouveau. Le groupe de 29 de la 1ère
rando se voit réduit à 6 le 15 décembre au château
de Tornac où les 6 récalcitrants ne se laissent pas
impressionner par les fantômes qui hantent la ruine.
Alors fallait-il programmer l'ascension du Pic des Fades au sortir
des fêtes de Noël et Nouvel An ? Grossière erreur,
sans aucun doute! ! ! C'est, du moins, ce que pensent ceux qui ont
dû être amputés de plusieurs phalanges et orteils
consécutivement à des engelures non détectées
à
temps. Puis c'est le rocher du saut du loup où 2 imprudents
tentent d'imiter l'animal, résultat: fractures multiples, ce
qui fera encore 2 de moins pour le circuit de Colombeyrolles tout
en courants d'air glacial qui ont raison du plus jeune et l'oblige
à rentrer chez lui au coin du feu où il
sera gravement brûlé. On déplore ensuite 2 noyés
dans la mer de rochers à Sauve, c'est vrai que le 9 mars l'eau
n'était pas des plus chaudes, mais personne ne les avait obligés
à se baigner. Randonnée sans filet au cirque de Navacelles
et 2 chutes fatales pour 2 pseudo-acrobates.
Alors évidemment, au dernier trimestre ne subsistent que les
plus endurcis. En prévision d'un circuit pouvant se terminer
à la nuit tombée, l'animateur se bricole une paire d'ampoules
à chaque pied sur le sentier de la trescoulade. Le 25 mai c'est
le rendez-vous des lève-tôt pour le circuit des 4000
marches dans des conditions extrêmes. Brouillard, pluie, neige,
rafales de vents, c'est le cocktail que veut ingurgiter un illuminé
que le groupe soudé arrive à dissuader de s'embarquer
dans une telle aventure. En remplaoement oe sera le Ranc de Bannes
et sa terrible ascension sous la pluie. L'illuminé trempé
jusque z'aux os sera bien éteint pour participer le week-end
suivant à la grande course des 4000 marches, atteint d'une
double pneumonie.
Et que dire du fameux week-end rando ( 2 jours de chaleur accablante)
avec une nuit sur la paille dans une grange; des parents instituteurs
en grève qui abandonnent leurs enfants attachés à
un arbre en forêt pour pouvoir partir en vacances aux Maldives
malgré leur salaire amputé de juin. Fort heureusement
des gardes forestiers « quipassaiparlas» sauvent les enfants
d'une lente agonie, pas de vacanoes aux Maldives. Mais on déplore
2 défections le 2ème jour, 2 victimes des « produits
de la ferme », un gavage exoessif ayant entraîné
une intoxication alimentaire dont les
séquelles sont encore présentes chez l'une d'entre elles.
Le 29 juin à Aire de Côte ils sont encore 13 pour le
pique-nique, 13 à table en quelque sorte, un augure encourageant
pour la saison prochaine. Malgré le circuit ombragé
et l'altitude, la canicule fera ses premières victimes avant
l'heure (les journaux n'ont rien relaté à !'époque)
. Les moins endurcis devront raccourcir le circuit grâce à
un artifice cartographique bien venu à point.
Afin que la section randonnée
ne devienne comme peau de chagrin, puis peau de balle et balle de
crin (oui, ça craint), surmontez vos appréhensions,
rejoingnez les survivants, car le bilan n'est qu'une pure fiction
**, il a été écrit pour vous faire marcher.