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Famagusta
courrier |
| Samedi 13 janvier vers 21h30, le public installé dans la Maison
pour Tous de St Geniès attend. Deux des organisateurs de la soirée montent
sur la scène et annoncent le programme : le groupe qui va jouer
se veut « ethno’riginal ». Le noir se fait
dans la salle et le public fait le silence. Une jeune violoniste monte
discrètement sur scène, et après avoir allumé une petite veilleuse aux
nombreuses ampoules rouges, commence à
jouer. C’est doux, c’est calme, et dans la pénombre elle est
rejointe par une deuxième violoniste. Les notes, alors, prennent une
autre dimension, une autre couleur. Et ainsi de suite les cinq
autres musiciens prennent place, amenant avec eux le style et la tonalité
particulière de leur instrument. La formation complète comprenait, en
plus des deux violons, un saxophoniste, un pianiste, un bassiste, un
batteur et un percussionniste. Depuis deux ans
qu’ils jouent ensemble, leur groupe, Famagusta, s’est forgé un
répertoire dans lequel la part
belle est faite aux rythmes -ou au Rythme ?- et chaque musicien,
lorsqu’il ne joue pas de son instrument, prend part au “Beat”
en jouant sur de nombreuses petites percussions, ou tout simplement,
en tapant des mains. Les mélodies sont enivrantes et entraînantes et
les chants ne sont bien-sûr pas laissés de côté : les deux jeunes
femmes du groupe s’occupent de chanter d’une voix claire aux accents
chaleureusement étrangers. Samedi soir elles ont essayé, si ce n’est
avec succès, du moins avec entrain et conviction, de rassembler le public
sur la « piste de danse ». Les influences
musicales d’une telle formation ne peuvent se dénombrer, mais qu’il
nous suffise de dire que l’ensemble nous emmenait dans des univers différents :
latino, tzigane, africain, et que les sonorités jazzy et groove -parfois
même rap !- campaient une atmosphère “d’ailleurs”. Tellement “ailleurs”que
l’on se serait presque cru partout en même temps. Les absents ont
toujours tort, dit-on… Et bien ce soir là ils ont effectivement eu tort
de ne pas se déplacer. Tout d’abord parce que le spectacle était offert
par la municipalité, et puis surtout parce que la musique qu’on nous
a proposée avait une couleur et une joie festive bien particulière…
Un petit rayon du Soleil “d’ailleurs” pour nous faire oublier qu’il
pleuvait ce soir-là sur St Géniès. S.H |
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